« Féline Harfang se met à nu » article dans la Nouvelle République du dimanche 16 septembre 2018)

17 sept

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/argenton-sur-creuse/celine-harfang-se-met-a-nu?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=1&pageId=57da5ce5459a4552008b46a1

Féline Harfang se met à nu

 

Publié le 16/09/2018 à 04:55 | Mis à jour le 16/09/2018 à 04:55

Féline Harfang conjugue la plume et la photo.

Féline Harfang conjugue la plume et la photo.
© Photo NR

 

La poétesse exprime ses convictions et fait parler son corps en présentant ce week-end à Châteaubrun son 12e opus et des photos grand format.

 

Son recueil précédent, Incandescence, s’affichait sur une belle couverture rouge. Son 12e opus, présenté, ce week-end, dans la forteresse de Châteaubrun sous le titre et la couleur Sable, se fait plus discret mais l’esprit reste le même.
Le message d’une femme libre « Si une guerre fratricide survenait entre mots crus et mots nus, je guerroierais contre les mots en guerre pour qu’au final, ce ne soit pas la censure qui l’emporte », assène d’entrée Féline Harfang, heureuse « de mettre au pilori des minuscules et des majuscules mâles prédateurs », de pourfendre le machisme, de militer pour le droit des femmes, de combattre le racisme ou, tout simplement, de croire encore au prince charmant.
Une fois de plus, sa plume alerte ne fait pas dans la dentelle lorsqu’elle parle de sexe, de plaisir, et le ton est assuré quand elle aborde des thèmes d’actualité, comme le harcèlement de rue ou le racisme.
L’originalité de ce recueil, d’une soixantaine de poèmes et de douze photos-poèmes, est l’adjonction de clichés grands formats, exposés à Châteaubrun. « A défaut d’apprivoiser les sculptures rebelles, j’ai participé à leurs messages en m’associant à leurs révoltes ou en devenant cible, consciente que toute approche était intrusive, qu’elle que soit ma gymnique d’intervenante s’auto-photographiant », justifie la poétesse argentonnaise qui a voulu être en phase avec la dynamique des œuvres de Guy Baudat, la sensualité des courbes, la puissance et le magnétisme des lieux en posant nue. Elle ajoute : « Faute de quoi je tombais dans la mièvrerie, voire dans l’indécence au sens premier », avant de citer Simone de Beauvoir : « Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère. »

Journées du patrimoine, à Châteaubrun, commune de Cuzion. Entrée libre, aujourd’hui, de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h.

Présentation des deux nouvelles sculptures géantes de Guy Baudat, « Le Portique distopique » et « La faunesse écarlate ». Féline Harfang présente son dernier opus, Sable, et des photos grands formats dans la salle des gardes. Le photographe Alain Cassaigne est venu avec deux récents ouvrages, Human Sculpture et Performance art painting, et l’auteur Danie Perier dédicace sa toute nouvelle publication Les instants de Laine.

 

Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

D . E . T . P ... | Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Burdigala