Le printemps est là

14 avr

Le printemps est là dsc03267
Les premières hirondelles de Velles – Photo Féline Harfang

 

Mémoire fossile

10 avr

Mémoire fossile dsc03192

 

Que tu me quittes ou non

ton empreinte en moi est

minérale

fossile

indélébile

que tu me quittes ou non

j’ai la mémoire olfactile

de toi

la mémoire tactile

de tous tes contours

que tu me quittes ou non.

Marcher dans les clous

10 avr

Marcher dans les clous dsc02993

A ceux qui ne marchent pas

dans les clous

il est urgent de rappeler

qu’une babouche n’est pas une savate

et qu’en vertu

du principe de précaution

il est malvenu de commenter

il est séant de rappeler

qu’un chausson aux pommes

n’est pas un sabot de paysan

mais une botte de militaire

eu égard au cynisme officiel

cette affirmation est libre

de tout commentaire

il est bon de rappeler

qu’un état de non droit

est une godasse éculée

étant déconseillé d’affirmer

qu’un état de droit et de non droit

c’est pareil

il est expédient de rappeler

qu’un notable en pantoufles

c’est une somme de clichés

voire un godillot

même chose pour un émir

en béret basque et croquenots

les images se sabordent

il n’est pas inutile de rappeler

qu’un homme d’état en cuissardes

n’est pas le yéti

c’est un homme d’état en cuissardes

il doit être souligné

que le regard torve

d’un comportementaliste canin

est sans rapport avec les sommités

trottinant en petites bottines

dans les couloirs des ministères

il est vain de rappeler

que de l’homme aux pieds nus

on ne parle plus.

 

poème extrait de l’opus FORCE, 2010

Morfler

9 avr

Morfler seche

Encenser la femme perdue

que je suis

m’autocélébrer

excusez du peu

tricher avec soi-même

de soi à soi

c’est abolir le destin

ou je ne sais quoi

excusez du peu

je rends grâce

à mes échecs en affaires et en amour

c’est ainsi que je me suis construite

je bénis

ma maladie dégénérative

qui m’a permis de toucher le fond

je rends hommage à l’homme de ma vie

celui dont les bordées d’injures

ont réduit mon égo

je remercie Dieu

de m’avoir fait morfler

désormais

je souris au malheur.

poème extrait de l’opus FORCE

auto édition 2010

 

Le jardin du cobra

7 avr

féline en robe doréeAu commencement

était la sueur

puis vinrent les crachats

les yeux grands ouverts

j’ai vu les derniers pétales

j’étais en robe noire

robe grand soir

ombre dans la pénombre

des êtres sombres sont apparus

m’ont saluée

ont disparu

d’un souffle

un cobra m’a anéantie

peu après

je le chevauchais et l’enlaçais

de mes cuisses

nous volions haut dans le ciel

il m’a demandé si je l’aimais

je l’ai serré plus fort

très fort

au point de

le temps s’est arrêté

comblée j’ai desserré mes étreintes

nous avons traversé les déserts

fait escale au paradis

connu l’indicible

visité l’invisible

découvert l’ultime

c’est alors qu’au loin j’ai aperçu

des branches blanches

des pages d’écriture illisibles

j’ai su que c’était fini

le cobra m’a embrassée

une dernière fois

m’a dit des mots d’amour

les derniers.

Féline Harfang

poème extrait de l’opus Paroxysme, 2009

féline sur feuilles dorées 2015

naissance

5 avr

naissance dsc026731

Se sont posées ses lèvres

1 avr

Se sont posées ses lèvres dsc00227

Féline Harfang juillet 2012

 

 

l’origine du gothique flamboyant

27 mar

l'origine du gothique flamboyant fil-de-la-vierge

J’ai vu de mes yeux vu

une femme nue

enfourcher un ongulé

ciseau oblige

j’ai vu de mes yeux vu

non pas l’origine du monde

n’en déplaise à Courbet

mais

l’origine du gothique flamboyant

ce que je vous dis

est vrai

inutile de recourir à l’expertise

d’autant que peu après

l’ongulé s’est agenouillé

et que ciseau oblige

j’ai vu de nouveau

vu de mes yeux vu.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0xGidJHW87E

Féline HARFANG : extrait de l’opus SILEX, 2012, autoédition, disponible sur www.amazon.fr

Dans un monde de refus

20 mar

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 Dans un monde de refus

qui somme

qui crache

qui déchire

JE SUIS FEMME

femme dans l’être

dans l’excès d’être

femme

qui ne tremble

je m’extrais des déchets

disparais

là où il n’y a ni puanteur

ni folie

ni rappel

à l’ordre.

Féline Harfang, mars 2013

Poème griffonné sur papier d’écolier par l’homme qui m’aime

17 mar

Poème griffonné sur papier d'écolier par l'homme qui m'aime dsc01916

Je ne te suis pas fidèle
par accident
ou par passion
mais par fascination

que je te sacralise est une évidence
que tu me subjugues en est une autre
que tu me combles est une constante

mais détrompe-toi
ma fidélité n’est pas le corollaire
de mon désir et de mon admiration
sans borne pour toi

je te suis fidèle
en raison d’une divine singularité
à laquelle
seuls les anges peuvent prétendre

quand tu dors
si profond soit ton sommeil
tu souris.


poème extrait de l'opus SILEX (disponible sur amazon.fr Féline Harfang / silex)
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